marianne navhaut
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19/09/2012
LES NOUVELLES PERSPECTIVES ECONOMIQUES
D’un accès naturellement difficile, la HAUTE-LOIRE a longtemps subi les inconvénients qui en découlent : une économie en retard, un monde rural pauvre et isolé. Mais la modernisation de son réseau routier lui permet aujourd’hui de jouer un rôle de liaison équitable à la croisée de trois régions.
1. Les nouvelles voies de communication

La Haute-Loire s’intègre au réseau national des voies de communication grâce au train, avec la proximité de la ligne SAINT-ETIENNE/LYON donnant accès au TGV. Par route, la RN 88 relie le PUY-EN-VELAY à la région lyonnaise (2 H 00 ) alors que la RN 102 rapproche le PUY-EN-VELAY de CLERMONT-FERRAND (1 H 30) ; par avion, deux vols quotidiens (excepté au mois d’août) assurent la jonction avec la capitale parisienne.

La RN 88 est l’axe prioritaire d’ouverture de la Haute-Loire vers la vallée du Rhône. Traversant le nord-est du département et plus particulièrement le pays yssingelais, qui accueille un tissu de PME traditionnellement tournées vers Saint-Étienne, elle assure la liaison entre LYON et TOULOUSE, en passant par LE PUY-EN-VELAY, MENDE, RODEZ et ALBI.

La valorisation de la RN 88 par sa mise à quatre voies, est un atout de premier ordre pour le bassin d’emploi du PUY-EN-VELAY. Étape essentielle de l’aménagement et du développement du PUY-EN-VELAY, le contournement de l’agglomération en cours offre à la ville la perspective de devenir un maillon essentiel de l’axe européen LYON-TOULOUSE.

A l’extrémité nord-ouest de la Haute-Loire la RN 102, qui frôle le bassin industriel de BRIOUDE sur une vingtaine de kilomètres, constitue le grand axe régional par son accès à l’A 75.

2. Un potentiel à mettre en valeur : le tourisme culturel et sportif

Avec ses splendides paysages et son patrimoine culturel riche et varié, la Haute-Loire dispose d’atouts touristiques importants qui commencent à être mis en valeur. À l’évidence un tourisme original et de qualité se développe, d’année en année, et tend à devenir, dans le cadre européen, une véritable branche économique nouvelle pour la Haute-Loire.

Le patrimoine culturel

La ville du PUY-EN-VELAY constitue sans doute l’attraction majeure du département. Le site de la cathédrale et celui de l’Hôtel-Dieu attenant, d’une exceptionnelle beauté, ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Point de départ du chemin de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, la ville possède une série de sanctuaires à l’architecture romane originale. La vieille ville ainsi que la cathédrale font l’objet d’un important effort de restauration. 
Accueillant 800 000 visiteurs par an, LE PUY-EN-VELAY constitue également une excellente base pour la découverte de tout le patrimoine historique de la HAUTE-LOIRE, que ce soit le donjon du château de POLIGNAC (XIème siècle – 32 m) ou de CHAVANIAC-LAFAYETTE ou les abbayes de LA CHAISE-DIEU ou de LAVAUDIEU nichée dans le vallon de la riante Senouire.

Pendant les mois d’été, festivals et rencontres, dont le nombre va croissant, viennent enrichir la vie culturelle en Haute-Loire.

Le festival de musique sacrée de LA CHAISE-DIEU fut le premier des prestations culturelles dans le département (crée en 1966 par Georges CZIFFRA dans l’abbatiale Saint Robert (XIVème siècle). Il demeure l’événement le plus prestigieux des manifestations estivales de par son importance et par la présence d’interprètes à la renommée internationale.

Une triple vocation sportive

A la richesse culturelle résonne en écho une richesse sportive naturelle. Dans la beauté des paysages se trouve de vastes possibilités pour trois types de loisirs : les sports nautiques et la pêche, la randonnée au sens large, les sports d’hiver.

La Loire et l’Allier accueillent déjà bon nombre d’amateurs d’eaux vives, que ce soient les disciplines classiques comme le canoë-kayak ou les dernières innovations des sports d’eau, le rafting ou l’hydrospeed. Ceci impose une réglementation, notamment pour protéger les saumons et leurs lieux de frai qu’on trouve dans ces rivières restées sauvages dans le département.

Randonnée pédestre et équestre ainsi que cyclotourisme constituent un deuxième centre d’intérêt. La Haute-Loire dispose d’un réseau remarquable de sentiers de grande et petite randonnée, avec une structure d’accueil - gîtes d’étapes, chambres d’hôtes - qui s’étoffe chaque année. Plusieurs centres de promenades équestres ainsi que des routes calmes et en bon état pour les cyclistes en constituent l’infrastructure.

Enfin, les sports d’hiver, spécialement le ski de fond, se développent, notamment dans la zone nordique du Mézenc.
 
3. Un tissu industriel dynamique et bien implanté

Avec ses diverses entreprises, la HAUTE-LOIRE dispose d’une base industrielle diversifiée et dynamique. Pourtant, les conditions n’étaient pas des plus favorables...

Les faiblesses structurelles

L’implantation industrielle de la Haute-Loire a été entravée pendant longtemps par plusieurs facteurs : une formation insuffisante du personnel, des modes de gestion obsolètes, un caractère de sous-traitance dominant, une faible capacité d’investissement, du fait de l’insuffisance des fonds propres, enfin, l’enclavement du département.

A ces maux, s’ajoutaient deux autres facteurs : la crise de certains secteurs traditionnels et une mauvaise répartition géographique. En effet l’industrie de la Haute-Loire est concentrée dans trois zones : dans la région d’YSSINGEAUX, à l’est du département, qui subit l’attraction de SAINT-ETIENNE ; à BRIOUDE, dans le nord-ouest, plus tourné vers CLERMONT-FERRAND et au PUY-EN-VELAY, dont le rayonnement sur les deux autres pôles demeure faible.

Une reconversion réussie

Depuis 1986, le Brivadois s’est heureusement reconverti avec la création d’un bon nombre de petites industries hautement spécialisées, notamment dans le domaine de la mécanique de précision. La réussite de l’implantation est due, outre les attraits du bon rattachement routier à CLERMONT-FERRAND, aux efforts déployés par les pouvoirs publics, les collectivités locales et les organismes professionnels pour faciliter l’accueil de nouvelles entreprises. La formule des "usines relais", mettant à la disposition de l’entrepreneur des bâtiments avec toutes les facilités d’infrastructure, a été employée ici avec succès.

Tout autant, dans l’Yssingelais une adaptation réussie porte ses fruits. La région, où se trouvent presque deux tiers des industries du département, a depuis toujours fait preuve d’un dynamisme particulier. C’est à SAINTE-SIGOLENE qu’on en trouve la plus étonnante manifestation avec l’extrusion du polyéthylène : Groupes BARBIER, AUTOBAR, GOUDARD plastiques, GUERIN plastiques et SIGOPLAST.

Depuis toujours, le textile était la production dominante de cette petite ville au nord-est du département. Tenant compte de la perte de vitesse du secteur, un groupe d’entrepreneurs s’est orienté vers la production de plastique. Aujourd’hui, SAINTE-SIGOLENE fabrique 30% de la production nationale de polyéthylène extrudé.

Une industrie diversifiée

Longtemps le secteur dominant et présent dans l’image populaire grâce à la dentelle du PUY-EN-VELAY, le textile se stabilise après une contraction sensible. La mécanique est par le nombre d’emplois qu’il génère (quelques 4 000 salariés) le principal secteur industriel de la Haute-Loire. Très diversifié et un des plus touchés par la crise, il demeure cependant d’une importance primordiale pour le département, du fait même de sa diversité.

La plasturgie, l’agro-alimentaire, avec notamment les salaisons et la conserverie, et l’électronique, même s’ils sont moins importants en termes d’emplois, démontrent une activité intéressante.

Bien que vulnérables pendant les premières années de leur existence, ce sont les petites unités industrielles qui sont les plus créatrices d’emplois. Leur dynamisme s’explique par un esprit d’entreprise indiscutablement favorable au risque et à l’innovation, par le goût du travail et le sérieux des ouvriers ainsi que par la politique d’accueil menée par les pouvoirs publics.