marianne navhaut
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19/09/2011
UN CARACTERE TRES TYPÉ
Regroupant, autour de la région du Velay des territoires du Languedoc et de l’Auvergne, ce département a acquis, au cours des deux siècles de son existence, un caractère très typé.
Certes, le rayonnement du Puy-en-Velay, capitale historique du Velay, n’empêche pas Brioude d’être orientée vers Clermont-Ferrand, plus proche et plus facilement accessible, la région d’Yssingeaux d’être tournée vers Saint-Etienne. Mais la Haute-Loire s’est forgée une unité, qu’elle doit à ses paysages et surtout à ses hommes, à leur terre, haute et rude, aux valeurs d’antan et à leur département.

Une terre de paradoxes…

La Haute-Loire est terre de paradoxes. Les surfaces agricoles ou boisées occupent 90% du territoire, mais la population active dans l’industrie est supérieure à la moyenne nationale.

Ce pays, longtemps enclavé et difficilement accessible, a donné à la France des hommes politiques d’envergure, de Charles DUPUY, en passant par Laurent EYNAC, plusieurs fois ministre sous la IIIème République.

Pays de tradition catholique grâce au Puy-en-Velay, terre de pèlerinage, la Haute-Loire abrite une communauté protestante à la foi historique, au Chambon-sur-Lignon. Département très agricole, elle dispose un remarquable tissu d’entreprises dynamiques et innovantes.

Les gorges de la Loire et de l’Allier, le plateau balayé par la burle, les vertes pâtures des villages éparpillés dans les vastes étendues ondulées et bleuâtres donnent de la Haute-Loire une image rurale du département, un pays très beau mais pauvre et conservateur.

Cette image ne colle pas à la réalité. Le legs du passé est aujourd’hui valorisé ; la Haute-Loire voit son enclavement historique s’estomper ; son tissu industriel connaît une conversion prometteuse ; enfin elle joue la carte du développement sur l’un des grands axes reliant l’Espagne et l’Europe du Nord.